Né en 1963, Daisuke Ichiba appartient à cette génération d’artistes fortement marquée par l’âge d’or du manga. Recycleur de génie (il a tenu pendant des années une boutique de vêtements et de mangas d’occasion dans le quartier de Koenji à Tokyo), il a donné ses pages les plus noires à la contre-culture Otaku. Navigant aux frontières de l’art contemporain, du comic-book, de la poésie noire et des musiques bruyantes, il se définit lui-même comme le peintre de la beauté (bijin-gaka). Une beauté souvent maladive, où des écolières borgnes et impassibles côtoient des animaux morts, avant de se faire sepuku…
Daisuke Ichiba a été publié en France par le Dernier Cri, le Lézard Noir et Jhon Magazine. Il a également participé à plusieurs expositions à Paris (Halle Saint-Pierre, Le Monte-en-l’air, Arsenic Galerie etc.) et à Marseille (Dernier Cri).